Stratégie d'évitement ou stratégie de progression ?

S'inscrire dans une démarche d'épanouissement personnel durable dépend avant tout de la stratégie que l'on choisit d'adopter en ce qui concerne notre propre évolution. Nos activités sont régies par deux types de stratégie : la stratégie d'évitement et la stratégie de progression. Pour les illustrer, prenons un exemple concret. Choisissons une réalité vécue par des milliers de personnes en entreprise à savoir un système de prime basé sur des objectifs fixés chaque année.
Le principe est relativement simple : pour prétendre au versement de la prime en récompense du travail accompli, il y a quelques contraintes :
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La prime correspond à un montant en euros annoncé au début de l'année mais est versée en début d'année suivant en fonction des résultats obtenus ;
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La prime n'est versée qu'à partir d'un montant minimum et elle est calculée au prorata des résultats obtenus (exemple : pour un minimum de 80%, si les résultats atteints correspondent à 88% de l'objectif à atteindre, alors 88% de la prime sera versée) ;
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Lorsque les résultats atteints dépassent les 100%, alors deux cas de figure peuvent être prévus : soit la prime est plafonnée, ce qui fait que si les résultats atteignent 110%, la prime versée sera de 100% ; soit la prime n'est pas plafonnée et son calcul est alors basé sur les résultats réels (pour 110% de l'objectif atteint, la prime versée correspond à 110% du montant annoncé l'année précédente) ;
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Lorsque les résultats sont inférieurs à la limite minimale (80% dans notre exemple), l'absence de versement s'accompagne de retours négatifs (convocation par le supérieur hiérarchique pour un entretien un peu « chaud », voire pire, une menace de licenciement qui peut même être mis en application sur le champ...). Bref, la perte de la prime n'est pas la seule source de frustration dans ce système. Elle peut s'accompagner de bien d'autres sanctions désagréables.
Partant de ce système, nous pouvons choisir entre deux stratégies :
LA STRATEGIE D'EVITEMENT
Comme son nom l'indique, cette stratégie consiste à choisir des activités avec lesquelles nous avons un risque limité de nous retrouver confrontés à des conséquences désagréables. Ainsi, la première motivation va être d'atteindre au moins 80% de l'objectif fixé. Cette stratégie permet d'éviter le vécu négatif : ne pas recevoir de prime et tout ce qui va avec (entretien « chaud » et risque de licenciement à la clé). De plus, lorsque la prime est plafonnée, la motivation est elle aussi plafonnée : cela ne sert à rien de faire plus que les 100% car la prime n'augmente pas pour autant. Le travail n'étant plus reconnu, il apparaît comme inutile. Cela ne veut pour autant pas dire qu'il n'en est pas de même dans le cas où la prime est déplafonnée. La prime est bien calculée sur le prorata de ce qui a été atteint mais si l'entreprise applique la fameuse équation terrible pour fixer les obectifs de l'année suivante à savoir : on prend les résultats atteints et on applique un coefficient de +10%. L'année suivante devient alors anxiogène car si une année peut permettre d'atteindre de bons résultats, il n'en est pas toujours de même d'année en année. L'année suivante risque de devenir une année sans prime (avec peut-être un licenciement à la clé). L'évitement devient préventif. Ne pas aller trop haut pour être sûr(e) de ne pas chuter ensuite correpond aussi à une stratégie d'évitement.
LA STRATEGIE DE PROGRESSION
La stratégie de progression nous amène à atteindre un objectif pour le plaisir que cela va nous procurer et non pour éviter quelque chose de désagréable. De plus, nous cherchons à donner le meilleur de nous-mêmes. Le 100% de l'objectif n'est plus un repère car il est extérieur. Nos repères sont internes. Cette stratégie est d'autant plus facile à mettre en place lorsque le système de prime n'est pas plafonné et qu'il ne s'accompagne pas d'une mise en danger ultérieure. Nous pouvons, par exemple, négocier de nouvelles missions l'année suivante, une formation pour acquérir de nouvelles compétences ou bien encore, pourquoi pas, une promotion interne. Cette stratégie nous conduit à avancer en permanence.
FERMETURE OU OUVERTURE ?
Quelque soit le domaine d'application (professionnel, comme dans notre exemple de la prime, ou bien bien privé), nous avons tendance à suivre préférentiellement une de ces deux stratégies.
La stratégie d'évitement est basée sur nos peurs. Nous ne sommes motivés que par l'évitement de conséquences négatives. Cette orientation nous amène au mieux à stagner, au pire à régresser. Nous reproduisons alors toujours les mêmes rituels, habitudes, modes de fonctionnement. Nous fréquentons toujours les mêmes endroits, voyons toujours les mêmes personnes, etc. La liste peut être très longue. Nous cherchons à nous rassurer avec un immobilisme qui « brille » par son confort qui n'est malheureusement qu'une façade.
On peut également la retrouver dans les stratégies d'entreprise. Prenons celle très répendue actuellement : celle du « me too » (moi aussi) qui amène les entreprises à copier leurs concurrents pour éviter de se faire distancer. Mais il ne s'agit là que d'un exemple parmi tant d'autres.
La position de la stratégie d'évitement est la fermeture. Elle se traduit par un appauvrissement à terme.
La stratégie de progression est basée sur une motivation de changement pour nous enrichir en permanence. Cette orientation nous amène, comme son nom l'indique, à progresser. Nous partons à la découverte du monde avec gourmandise. Cela ne veut pas dire pour autant qu'il s'agisse de papilloner en se contentant d'une démarche superficielle. Il y a toujours des choses à découvrir lorsque l'on se spécialise dans des domaines qui nous intéresse. Encore faut-il avoir envie de s'améliorer. L'ENVIE, l'ENVIE, l'ENVIE... le seul cézame qui ouvre grandes les portes de la stratégie de progression.
En entreprise, la stratégie de progression se retrouve lorsque les initiatives et les bons résultats sont valorisés par des signes de reconnaissance (formation, promotion, primes exceptionnelles, etc.). Cela peut être aussi le cas dans les entreprises qui donnent les moyens à ses salariés de progresser lorsqu'ils sont en difficulté.
La position de la stratégie de progression est l'ouverture. Elle se traduit par un enrichissement permanent. Bien sûr, elle nous permet de nous inscrire dans une démarche d'épanouissement personnel durable.
Si vous souhaitez vous familiariser avec la gestion de ces deux stratégies, vous pouvez commencer par télécharger un outil qui peut vous servir dans de très nombreuses situations professionnelles et privées. Voici l'adresse pour le retrouver :
http://www.methode-script-action.com/la_methode_script_action___sommaire_039.htm