Le stress : notre précieux allié si méconnu...

Publié le par James BROSSEAU

Depuis plusieurs années maintenant, le stress a été assimilé aux conséquences dévastatrices qu'il peut engendrer. Rien que le mot "stress" renvoit notre interprétation collective vers une sorte d'épidémie terrible gagnant toujours un peu plus de terrain chaque jour pour ne laisser sur son passage que des victimes plus ou moins traumatisées. Il fait régulièrement la une des journaux, drappé de son costume le plus sombre pour devenir l'un des pires ennemis de notre civilisation moderne. 
Ainsi, le stress prend l'apparence du coupable que l'on accuse (avec la rapidité de l'éclair qui ne laisse guère de temps pour réfléchir aux véritables causes des conséquences vécues) de tous les maux dont nous pouvons souffrir. Et pratique en plus : il ne se voit pas, ne se sent pas, n'a pas de saveur, est immatériel pas nature... Bref, le profil idéal à diaboliser avec l'avantage de ne pas nous poser trop de question. 

"Je suis fatigué(e) en ce moment ; je n'en peux plus... Je suis toujours stressé(e) à cause de (quelqu'un, une activité, un environnement, etc. Il n'y a plus que l'embarras du choix)."
"Je souffre de stress. Je ne peux plus (faire, dire, être avec les autres,...)".
"Mon travail est stressant. Je suis sous tension en permanence. Je me sens mal...".

Rien d'inventer dans ces exemples. Juste quelques brides de discussions que nous pouvons entendre régulièrement et en toute occasion. 

Histoire de temporiser "un peu", certains vont même jusqu'à défendre l'idée (évitons de parler de théorie dans ce cas précis) d'un "bon stress" et d'un "mauvais stress". Un véritable tour d'illusionniste avec tantôt un côté gentil du stress tantôt un côté méchant. Docteur Jekill et Mister Hide appliqué au concept de stress : pourquoi pas ? Mais, dans la vraie vie, autant le dire fort et clair : ce type d'approche ne tient pas la route.

Certes, le stress n'est pas un concept simple dans sa définition ni dans son mode de fonctionnement. Mais il est une réalité incontournable : le stress est au coeur même de notre instinct de survie. Il est celui qui nous permet de nous maintenir en vie et préserver notre intégrité. Sans lui, notre espérance de vie sur cette planète serait des plus restreintes. 

Si nous devions représenter le stress sous la forme d'une image, alors ce serait certainement celle d'un gardien bienveillant qui fait en sorte de nous prévenir en cas de danger. Mais son rôle ne va guère plus loin. Une fois l'alerte donnée, à nous d'affronter l'ennemi qui peut prendre tant de forme : une situation, un événement, la relation avec une personne, un environnement difficile, des conditions climatiques extrêmes, les carences sur les premières nécessités vitales (faim, soif, sommeil,...), etc. En fonction de l'importance de "l'attaque" l'alerte peut être plus ou moins forte. Ensuite, tout n'est qu'affaire de gestion, de notre propre gestion personnelle. Lors de prochains articles, nous décortiquerons ce mécanisme qui nous terrifie tant et qui est pourtant tout entier à notre service.      

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